Comment faire un rapport entre IoT industriel / Asset tracking et gilets jaunes ?

Sans vouloir faire de l’histoire économique du type « avant, c’était mieux »  ou de la politique à la « Café du Commerce », force est de constater que le jaunissement de tous les ronds-points de France coïncident, entre autres, avec une désindustrialisation massive de nos campagnes. Ce sont les campagnes qui se sont soulevées, pas les centre-villes.

J’ai eu la chance de vivre à la fois dans 2 grandes métropoles (12 ans à Paris et aujourd’hui à Toulouse) et de naître puis de passer mon enfance, dans un des coins les plus reculés de France – en Ariège – dans une petite bourgade qui comptait dans les années 80/90 plusieurs pôles industriels, comme la filière du papier et celle du lait transformé. Aujourd’hui, la première a quasiment disparu, et la 2ème est loin d’être florissante…
Les ronds points jaunissent à vue d’œil…. au rythme de l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA.

Vu de Paris, il n’est pas évident de prendre conscience de l’importance de l’impact positif d’implantations industrielles sur le territoire. C’est normal, toutes les activités économiques sont attirées par les trous noirs que sont Paris ou les grandes métropoles. Trop de lumière aveugle…

L’industrie, c’est pourtant LE moyen d’assurer aujourd’hui encore, une intégration des différents niveaux de formation (du brevet au bac + 7) dans l’atteinte d’un objectif commun. C’est LE moyen de créer le lien social permettant de faire société, lien que nous constatons faire défaut de plus en plus dans notre pays. C’est LE moyen d’embarquer dans un projet commun toutes sortes de compétences. Il n’y a pas 100.000 prix Nobel chez Peugeot, mais ils font de magnifiques voitures…

Délocaliser de France une activité industrielle, c’est tirer à terme une balle dans le pied de notre devenir commun. En effet, l’activité des services ne peut pas compenser l’absence d’industrie dans sa capacité d’intégration de compétences diverses.

Les nouvelles technologies ont un rôle à jouer dans ce cadre. Ce sont ces industries-là qui vont pouvoir prendre le relais d’activités plus traditionnelles par un triple effet vertueux :

  • améliorer la compétitivité de nos industries et services traditionnels,
  • les faire monter en gamme, en les digitalisant,
  • tout en créant un nouveau pôle de croissance et d’emploi dans notre pays.

Bien sûr, ça ne remplacera pas en 5 ans l’Automotive dans sa capacité à créer de l’emploi, mais même minime, ne gâchons pas cette chance.

Chez ffly4u, spécialisée dans l’internet industriel des objets, en particulier dans l’Asset Tracking, nous avons fait le pari de conserver le montage et les tests de l’ensemble de nos boîtiers en France, à proximité de notre centre technique de Montaudran à Toulouse. Nous faisons le pari que nos services seront suffisamment appréciés et créateurs de valeur, pour que nos clients acceptent le surcoût lié à une production Française.

C’est aussi ça le défi que nos nouvelles industries doivent relever : celui de la valeur ajoutée. C’est le ratio valeur / coûts qui reste à maximiser  : si les coûts butent sur un plancher de verre, la valeur elle ne connait pas de plafond de verre….

Les industries allemandes l’ont bien compris…et les ronds-points n’ont pas jauni chez eux !

That’s all folks !

Let’s ffly4u !

Bonne semaine.

Olivier

The « smart influencers » about the IoT and its influence on the future of our businesses.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, pas de réflexion personnelle…

Seulement quelques phrases de « smart influencers » au sujet de l’Internet des Objets et de son impact sur l’avenir de nos métiers.

Soyez en persuadés : votre business va changer !

Parlons en !

Let’s ffly4u !

Bonne weekend.

Olivier

 

« And just like any company that blissfully ignored the Internet at the turn of the century, the ones that dismiss the Internet of Things risk getting left behind. » – Jared Newman (Tech journalist)

 

« The Internet of Things is not a concept; it is a network, the true technology-enabled Network of all networks. » – Dr Edewede Oriwoh (University of Bedfordshire-UK)

 

« When we talk about the Internet of Things, it’s not just putting RFID tags on some dumb thing so we smart people know where that dumb thing is. It’s about embedding intelligence so things become smarter and do more than they were proposed to do. » – Nicholas Negroponte (MIT)

 

«  »Everything is being wired up or connected wirelessly-architecture, energy efficient sensing, secure networks, quality of service, new protocols, participatory sensing, data mining, GIS-based visualization, cloud computing, and international activities. It simply means that powerful information will be at our fingertips. » – Mehul Nayak (Softweb Solutions Inc)

 

« Internet of Things is transforming the everyday physical objects that surround us into an ecosystem of information that will enrich our lives. From refrigerators to parking spaces to houses, the Internet of Things is bringing more and more things into the digital fold every day, which will likely make the Internet of Things a multi-trillion dollar industry in the near future. » – PricewaterhouseCoopers report

Industrial IoT Asset tracking : et si on parlait métier du client ?

Quel que soit le type de services technologiques concerné, il est toujours difficile de se soustraire au plaisir d’expliquer le « comment » !

C’est-à-dire, qu’on a toujours plutôt tendance à parler technique, plutôt que besoin ou métier du client. C’est dans l’ADN des « boites d’ingénieur » ! En particulier en France, où la culture est plutôt « technologique » que « marché ». C’est moins le cas chez nos voisins anglo-saxons.

Le domaine de l’IoT industriel en particulier dans sa composante asset-tracking n’échappe pas à la règle. Il n’y a qu’à observer la littérature sur le sujet, tant sur les réseaux sociaux que sur le print, chacun est très content de régaler ses interlocuteurs de termes techniques plus au moins abscons. On est en droit de se demander ce que tirent vraiment nos prospects de toutes ces précisions sur les choix techniques de nos systèmes.

Il y a au moins 3 raisons pour lesquelles notre industrie devrait s’attacher à parler du « pourquoi » plutôt que du « comment » :

  1. Notre industrie est jeune, il faut faire comprendre au marché, le type de valeur qu’il peut tirer de nos technologies. L’évangélisation est nécessaire, et pour qu’elle soit la plus efficace possible, il faut parler valeur-métier.
  2. L’Internet Industriel des objets est une innovation majeure de ce début de siècle. Pour passer d’une phase de POC à un réel déploiement, il faut que les enjeux concrétisés soient bien plus importants que les contraintes liées au changement. Plus on parle métier du périmètre d’implantation, meilleure sera notre compréhension des résistances internes, plus efficaces seront nos réponses.
  3. Plus généralement, parler métier de nos clients recentre nos préoccupations sur le client, et non sur les technologies. Cela pousse nos services à être plutôt multi-technologies pour répondre à des besoins de plus en plus divers et multiformes. Pour ffly4u, c’est grâce à nos clients que nous avons intégré de nouveaux capteurs dans nos devices, modifié à la hausse l’exigence de nos Software, intégré pour la 1ere fois dans le monde du LPWan, le Edge AI (Intelligence Artificielle Embarquée).

Restons sur ce dernier point : il est étonnant de constater, en particulier dans notre secteur de l’IoT industriel, que l’approche « customer driven » nous pousse à complexifier notre offre technologique, pour qu’elle « colle » au mieux aux besoins des clients. C’est la clé, mais c’est concomitamment un vrai danger pour nous, acteurs de « l’asset tracking » : se laisser emmener vers plus d’intégration de technologies par notre marché sans réflexion stratégique est dangereux.

En fait il faut bien doser l’intégration et la spécialisation. Ce peut être un début de définition d’un bon positionnement stratégique dans notre secteur.

Let’s ffly4u.

Bon weekend.

Olivier

Device IoT Asset Tracking : produit en France ou en Asie ? (Lettre ouverte aux grands comptes industriels et de distribution)

C’est un éternel débat, alimenté dramatiquement par certaines fermetures d’usines de production, mais aussi par les politiques qui font l’amer constat de leur impuissance à enrayer le mouvement.

Dans l’industrie de l’IoT industriel, la question se pose : où devons-nous produire nos devices ?

Chez ffly4u, la conception tant hardware, que mécanique, que software embarqué, est réalisée sur notre site de Montaudran à Toulouse.

Notre device est assemblé et produit par un EMS français, occitan même, avec qui nous avons noué depuis 2016 des relations de coopération, nous permettant de progresser vers plus d’intégration de nos process industriels pour plus de qualité et fiabilité.

Ce choix est loin d’être neutre : soit vous choisissez la proximité, donc des contacts plus faciles et efficaces, à des tarifs supérieurs, soit vous choisissez de produire à l’étranger, en partie en Asie, pour moins de flexibilité, mais à tarifs plus réduits.

Concernant des volumes inférieurs à 10k unités, l’équation peut rester favorable au maintien de la production en France. Au-delà, c’est difficilement tenable si on se contente de produits standards, avec une faible valeur ajoutée, peu spécifiquement métier. Je pense, par exemple, à des fonctions uniques de type géolocalisation. Quand on passe à des fonctions plus complexes, plus spécifiques à chaque métier, à plus de valeur ajoutée produite, et donc à des volumes plus réduits par type de device, la qualité France peut tirer son épingle du jeu.

Néanmoins, le marché croissant chaque jour, les volumes par affaire suivant la tendance, la tentation de produire à l’étranger reste forte. Chacun doit en prendre conscience, en particulier, le marché et spécifiquement les grands comptes industriels et de distribution qui sont et seront les premiers bénéficiaires de la valeur ajoutée créée par l’IoT industriel dans les 20 ans qui viennent.

Produire en France, c’est moins de chômage, plus de liens sociaux, plus de revenus fiscaux, etc. C’est tout bénéfice pour la collectivité et donc pour les grands comptes.

Je formule un vœu, en cette rentrée 2018/2019 :

Messieurs les industriels, prenez en compte, dans vos choix de prestataires qui répondent à vos appels d’offres, la dimension de production domestique, en pondérant, à niveau de qualité égale, les tarifs de la prestation en fonction du lieu de production.

Pour être clair, valorisez dans vos choix le Made in France !

Au vu de la valeur que l’IoT industriel produit ou va produire dans vos périmètres, ce serait un juste retour de balancier vers des structures françaises, comme ffly4u, qui furent et sont les premiers vecteurs, bien avant d’autres en Europe, de la transformation vertueuse que l’IoT industriel, en particulier l’Asset tracking, va produire dans vos métiers. Vous participerez alors, par ce petit effort de renvoi d’ascenseur aux premiers pionniers de ce secteur, à maintenir la richesse dans nos territoires.

Le poète a dit : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».

Ne lui donnons pas raison ! Vous en avez le pouvoir.

Let’s ffly4u !

Bon weekend et bonne semaine !

Olivier

Let’s ffly4u

Bonjour à tous,

A l’occasion de la réactualisation de notre site web, il nous a semblé sympa de pouvoir renforcer les relations de ffly4u avec son écosystème : prospects, partenaires, actionnaires, clients, fournisseur, etc. en utilisant un des symboles des innombrables moyens que la technologie du web nous offre, je veux parler du blog.

A un rythme limité à 2 éditions par mois, (ne préjugeons pas de nos forces, et de notre capacité à écrire quelques lignes qui sortent de l’ordinaire, voire vont vous amuser ou vous interpeller, voire les 3), je vous proposerai de discourir sur des thèmes liés à notre activité, illustrant telle ou telle prise de position de ffly4u sur des sujets ayant lien avec l’IoT, la high-tech, l’activité de ffly4u, la valeur créée dans le secteur, ou l’entrepreneuriat. Bref, assurer un lien entre vous et nous.

Vous pourrez bien évidemment réagir, commenter, voire vous inscrire en faux contre les opinions exprimées. Les sujets auront tous traits à nos métiers et à notre environnement immédiat, au sujet desquels nous avons la faiblesse de penser que nous pouvons tenir des propos sensés.

Je ne serai pas le seul contributeur, nos partenaires (internes, salariés, et externes à ffly4u), nos représentants à l’étranger, (Espagne par exemple), voire nos prospects et clients, sont invités à participer à ce blog.

Nous avons décidé de l’appeler « Let’s ffly4u ! ».

Rendez vous donc vendredi 22 juin pour notre 1er blog de la saison !

Let’s ffly4u !

Bonne lecture.

A de suite.

Olivier Pagès, CEO de ffly4u