IIOT

Qu’est ce qui retarde momentanément le développement massif de l’Internet Industriel des Objets (IIoT)?

Beaucoup d’observateurs, voire même certains acteurs de la digitalisation ou/et de la transformation du type Industrie 4.0 sont quelque peu interrogatifs sur la difficulté, en particulier du secteur de l’Internet Industriel des Objets, à déployer des volumes conséquents et cohérents avec les prévisions des Gartner et autres Roland Berger sur le potentiel magistral de l’IoT.

Il y a des raisons objectives à ce retard momentané de déploiement. On va ici en développer 2 qui nous paraissent majeures :

1 – Cœur des métiers et innovation, un mariage difficile 

IIoT

L’IIoT créé son marché autour de nouvelles créations de valeur qui ont généralement comme périmètre le cœur des métiers des clients. Il y a de nombreux exemples : embarquer de la data sur des tourets connectés, sur des IBC / supports de manutention, modifient le business model des porteurs de projet. Le périmètre d’action de l’Internet Industriel des objets (IIoT) est bien le métier du client. C’est à la fois sa force, et sa faiblesse.

 

Sa force

Car si nous prouvons que par les POC, puis les premiers déploiements, le métier de nos clients s’enrichit durablement, l’adoption de ces nouvelles technologies passent du stade « nice to have » à « must to have » et redéfinit définitivement le pourtour du métier. C’est ce que nous avons fait avec les tourets et d’autres actifs de type supports, bennes à déchets, craddles connectés (utilisés pour les motos).

C’est le futur de l’IIoT : modifier vertueusement les métiers. Pas à la marge, en profondeur. Et dans ce cas, le futur est plus que prometteur !

Sa faiblesse, aussi

La prise de décision dans les grandes organisations est par nature malaisée dans des métiers où le Business Model est fixe depuis plusieurs décennies, voire plusieurs siècles…Même si on se rapproche d’un « must to have », modifier ses façons de penser au point de vendre de la data alors que nos revenus proviennent jusqu’alors exclusivement de la vente de produits, n’est pas chose aisée. Et parier sur le statu quo dans certains grands comptes (ou ETI) est moins hypothétique que sur la mise en œuvre rapide du changement…

2 – Labourer en surface la valeur n’est pas suffisant

On a rêvé l’IIoT dans les années 2014/2017 : on a cru qu’avec 40 millions de devices standards provenant de Chine ou de Thaïlande, les problématiques-métier seraient toutes résolues ! C’est bien évidemment faux ! Poussés, il faut le dire, par certains prestataires de connectivité qui ont lancé l’idée que le device allaient rapidement devenir une commodité, acquise en très grands volumes, les acteurs de l’IIoT en Europe ont souvent fait l’impasse sur l’analyse des problématiques-métiers ! Un peu à l’image de vendeurs d’abonnements téléphoniques, ils ont considéré qu’un GPS tracker, associé à un Accéléromètre 3D allaient suffire à combler tous les besoins.

Résultat : on retarde les déploiements, car les métiers ne trouvent pas la réponse à la véritable valeur qu’ils sont en droit d’attendre !

Le marché de l’Internet Industriel des Objets est en fait très fragmenté : il doit s’organiser par verticale-métier tant au niveau de la valeur produite, qu’au niveau de son coût. On ne peut pas fournir le même service à l’Aéronautique et à la Grande Distribution : pas la même sophistication, pas les mêmes volumes, pas les mêmes coûts acceptables…et pourtant on parle toujours d’un socle de géolocalisation d’actifs indoor ou outdoor…
Cela implique de passer par une phase d’analyse précise des besoins, et surtout d’adapter le couple device/plateforme data à la verticale-métier concernée, quitte à rajouter des fonctions spécifiques :

Calcul de la longueur résiduelle de câble,

durée de lavage d’un container plastique en Cosmétique et Pharmacie,

maintenance prédictive de machines tournantes, …

 

C’est pour ces raisons que ffly4u a inventé l’Edge AI Low Power, au travers des techniques d’Intelligence Artificielle et de Machine Learning embarquées dans le device… Pour coller au plus près des besoins métiers et réduire le temps d’adoption de ces nouveaux pans de valeur.

Et ça marche !
Bonne semaine.
Let’s ffly4u !

Olivier