Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel!

L’innovation technologique, c’est souvent une question d’arbitrage et de prise de décision. Dans le monde de l’IoT, en particulier dans cette période COVID, rien n’est plus vrai.

La tendance généralisée en période de crise est de se replier sur ses fondamentaux, sur des techniques certaines, concentrer les moyens sur des technologies connues, à la manière du corps humain, lorsque la température de son environnement descend dramatiquement, et voit la masse de sang irriguer en priorité les organes vitaux.

Image de Kirsty Pargeter

 

En période de crise, et le COVID en est une, et une sévère, la tentation est bien de stopper l’innovation technologique, mais aussi le faire-savoir, et dans le domaine de l’IoT d’être plutôt mono-technologie, voire mono-connectivité.

Il existe une autre approche, plus proactive qui prend pour base un constat finalement assez universel : « C’est en période basse, que les meilleures opportunités fleurissent ».

C’est vrai à toutes les époques et dans beaucoup de cas d’usage. Dans une période de doute, de crise générant la remise en question d’une approche faite autrefois dans le cadre d’une croissance infinie, il faut revoir sa copie.

Mais, comment la revoir.

Il y a évidemment des choses à voir avant la crise et s’y préparer « les arbres ne montent pas jusqu’ au ciel ».

C’est vrai.

Dans le cadre de l’IoT, travailler sur des verticales-métier différentes, et proposer des alternatives de connectivité à ses clients est indispensable. « One size fits all » ne fonctionne plus.

Rajoutez à cela qu’il est toujours difficile de prévoir l’avenir, et en particulier dans le monde technologique, capitaliser toute son énergie sur un seul secteur est par nature dangereux. Qui aurait pensé il y a 10 mois que l’aéronautique subirait la crise que le secteur subit actuellement. Personne et pourtant…

Même approche pour la connectivité : l’arrivée de nouvelles approches cellulaires de type NB-IoT, sans remettre en cause le LPWAN, vient élargir le scope des opportunités. Il est indispensable d’être prêt pour répondre à ces nouveaux besoins quand ils s’exprimeront. La crise va y aider et accélérer ce processus.

En période de vaches grasses, il s’avère que certains acteurs de l’innovation paradoxalement limitent leur investissement en innovation. Les explications sont nombreuses, et les raisons toutes discutables :

« Tout va bien…Pourquoi anticiper ce qui n’a aucune raison d’arriver… »

« Mes clients ne me demandent pas ce service. On va attendre qu’ils le demandent »

……

Toutes ces pseudo-raisons ne sont que de faux arguments .

L’innovation, dans n’importe quelle entreprise se rajoute au quotidien. Si le top management ne considère pas que l’innovation fait partie des priorités, alors l’esprit d’innovation ne sera pas l’ADN de l’entreprise, et l’anticipation des besoins ne se fera pas. C’est également vrai dans le secteur de l’Internet industriel des Objets.

Anticiper les nouveaux moyens de connectivité, ainsi que les nouveaux besoins des verticales-métier qui sont nos secteurs de prédilection, sont nos obsessions. C’est pour cela que nous avons introduit en l’espace de 2 ans, une nouvelle technologie embarquée l’EDGE AI LOW POWER, ainsi que l’intégration dans nos boitiers de nouveaux protocoles de communication cellulaire NB-IoT et LTE-M. Parce que nous sommes totalement convaincus que le développement de notre métier de demain passera par ces technologies pour créer encore et toujours plus de valeur.

Et surtout parce que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

That’s all folks!

Take care!

Olivier

Tsunami #COVID-19 (3/4) : Recettes pour passer la vague – le cas ffly4u.

Tee-shirt ou haute couture ? UNIQLO or Yves Saint Laurent?

La cohérence des différentes dimensions déclinant une stratégie de positionnement est clé. Tenir un magasin de Haute Couture dans un quartier populaire n’est pas la meilleure idée. De même si vous voulez vendre des tee-shirts rue du Fbg St Honoré, il va falloir vous différencier de la masse, sans quoi les loyers risquent de peser lourd en fin de mois…

Dans cette période d’avènement de la valeur ajoutée Internet Industriel des Objets, les choix liés au positionnement du service IIoT sont très importants. Prenons le cas de ffly4u : device multi-fonctions, data très spécifique par verticale-métier, technologie embarquée IA,… impose une cohérence féroce entre tous ces éléments descriptifs du service et ses corollaires que sont nos positions sur quelques points clés.

Prenons-en quelques-uns :

Devons-nous produire nos boitiers en Europe ou en Asie ?

Nous avons décidé de travailler par verticale-métier, c’est-à-dire adapter nos services à des secteurs très spécifiques. Cela veut dire mettre à disposition de nos clients des data très différenciantes par secteur. Pour ce faire, l’introduction de technologies embarquées de type AIoT (Artificial Intelligence Internet of Things) dans le boitier impose une relation très intime entre le hardware, le software embarqué, et ses algorithmes. La sophistication de cette relation Hardware / Software / AIoT est la clé de la réussite. Elle impose à la fois une complète confidentialité sur nos choix techniques, et un lien particulièrement fort entre nos équipes de conception et notre EMS, incompatible avec une production en Asie.

Quel niveau de qualité devons-nous imposer ?

L’IoT industriel est un vrai challenge technique. Il tire son succès, actuel et surtout futur, de plusieurs caractéristiques. Je ne veux en citer que 2 à ce stade :

  • Tout d’abord, sa capacité à garantir une durée de vie de plusieurs années, sans maintenance particulière, est absolument clé. En particulier dans des environnements, quelques fois très sévères, soit météorologiques soit parce que l’industrie concernée impose des traitements contraignants.
  • Puis, la data n’ayant intrinsèquement pas la capacité à créer de la performance, il est très important d’assurer la pertinence de la plateforme-web à mettre à disposition, mais surtout à transformer la data produite par les devices en progrès véritable. Cela implique, « from day 1», de comprendre le métier de la verticale concernée dans ses moindres détails. C’est un jeu complexe.

Limitée à ses 2 points, la qualité est un point de passage obligé. Le secteur de l’IoT industriel devient de plus en plus mature, et devient conscient du cout exorbitant de la non–qualité : récupérer pour maintenance des boitiers en défaut de qualité coute plus cher que le boitier lui-même et grève donc le business model du client.

L’IoT n’est pas de la haute couture, mais il y ressemble par sa capacité à proposer une qualité irréprochable sur des verticales différentes et très spécifiques (modèles).

Mais c’est aussi du prêt à porter, car dans chaque verticale, voire inter-verticale, le service au travers de la conception et mise en œuvre des 3 briques le constituant (boitier, connectivité et plateforme web) doit être mutualisé pour des raisons d’efficacité économique. L’obtention du succès l’impose.

Alors, peut être que pour réussir dans l’IoT industriel, il faut ressembler à un clone de Yves Saint Laurent et de Uniqlo.

That’s all folks!

Bonne rentrée.

Olivier

Tsunami #COVID-19 : Recettes pour passer la vague : le cas ffly4u.

(2/4) Vous avez dit data ?

On pourrait paraphraser le Général : On peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant la data, la data, la data…. Oui, la data devient le nouvel or blanc des entreprises. Mais quelle data ? Et comment l’obtenir ?

L’internet des Objets a été dans les premières années, limité dans sa communication à la connectivité et à la plateforme-web. Vision commandée par les prestataires de connectivité qui ne voyaient dans le boitier qu’une commodité. C’est une grosse erreur. Que nous ont appris les derniers mois en matière d’IoT industriel ? Plusieurs choses :

  • La data simple, standard, limitée à la géolocalisation permet difficilement un ROI intéressant. C’est possible, mais c’est difficile. C’est un marché très concurrentiel et fragile par rapport aux concurrents asiatiques.
  • Il faut aller plus loin dans la compréhension du métier pour appréhender le type de données qui permet à la fois une amélioration de performance interne, mais aussi une monétisation de la data au profit de son propre client.

En fait l’idéal est de finement connaitre le métier du client de son client pour comprendre quelle data est pertinente. Et au-delà de la pertinence, il est important de se poser la question : quelle data le client de mon client est intéressé à acheter ? Quelle data lui permet-elle de changer vertueusement son métier ?

C’est le graal de l’IoT industriel : permettre à son client de monétiser une donnée au profit de son propre client.

Pour cela, le boitier est clé !

C’est de là que part la donnée. Si la donnée créée dans le boitier est banale, ne vous attendez pas à des miracles en sortie, c’est-à-dire dans l’application web ! Rappelez-vous de l’analogie avec un bon restaurant :

Le boitier c’est la cuisine : tout part des bons ingrédients, du produit brut. Sans bons produits bruts, pas de bons plats. Sans la data valorisée par le client, pas de ROI.

La connectivité, c’est le service. Elle fait passer l’assiette de la cuisine à la table. L’application web, c’est la présentation de l’assiette, le cadre, la salle, la localisation, l’environnement du restaurant. Tout est important, mais sans de bons produits bruts à la base, rien ne sera bon dans l’assiette, quel que soit la qualité du service et du cadre…!

Nous parlons chez ffly4u de chaine d’acquisition des données, intégrant les 3 briques : boitier, connectivité et applications web, toutes 3 très adaptées aux différents métiers. Chaque brique est spécifique et doit être choisie avec attention.

C’est en respectant ces conditions que nous délivrons des data qui permettent à nos clients de les monétiser au profit de leur client. Le ROI est sans conteste amélioré quand l’enjeu est double : interne au client par de l’amélioration de performance et externe par monétisation de la data spécifique au métier.

C’est mieux que de sauter comme un cabri…comme disait le Général.

That’s all folks !

Olivier

Tsunami #COVID-19 : Recettes pour passer la vague : le cas ffly4u (1/4)

La vague fut violente à l’image de celle d’un tsunami. Rappelons les faits :

Semaine du 9 mars : « everything is fine » : rdvs extérieurs, nouveaux projets techniques, dernières discussions avant signature de contrats, embauche d’un brillant stagiaire, préparation à une nouvelle levée de fonds, discussion nouveaux locaux.

ffly4u réorganise son activité pour s’adapter aux mesures de confinement.

Lundi 16 mars à 18h00 : l’équipe dans son ensemble est en home office, nous revoyons l’ensemble du cadre d’animation.

3 semaines plus tard, Vendredi 10 avril : nous sommes devenus des pros de Zoom (pourquoi diable n’a-t-on pas investi dès janvier dans cette start-up américaine ?), les budgets sont revus à la baisse, le nouveau cadre d’animation est en place, et plusieurs questions se posent : comment garder la tête hors de l’eau quand le secteur économique dans son ensemble connait la pire récession de son histoire ? Doit-on pivoter, changer de stratégie, attaquer de nouveaux marchés. Bref, comment limiter les pots cassés, voire tirer profit de cette période incroyable que nous vivons.

Quelques chiffres illustrent la puissance du tremblement économique : le mois de mars a vu en France une baisse de 72% des achats de véhicules neufs, plus de 10 millions d’inscriptions au chômage en 2 semaines aux US… je m’arrête là. C’est du jamais vu.

ffly4u crée des données métier à forte valeur ajoutée.

ffly4u évolue dans un domaine bien spécifique : celui de l’innovation technologique avec une particularité. Nous modifions l’exercice du cœur de métier de nos clients en rendant intelligents leurs objets industriels. C’est passionnant et très porteur de valeur, mais s’il y a un gros bug dans la conduite quotidienne de leur business, les projets nous concernant peuvent passer en fond de pile, en attente d’un retour à la normal. Et là, il y a, à l’évidence, un gros bug !!

La bonne nouvelle : c’est un bug massif de type tsunami, mais que nous croyons très conjoncturel. Nous sommes convaincus que, sortis du confinement, le retour à la normale va se faire naturellement, et ffly4u sera aux premières loges pour participer à la relance de l’économie. Au travers peut-être de nouveaux paradigmes issus de cette période COVID 19.

Plus encore, nous pensons que notre positionnement illustré par les 3 caractéristiques ci-dessous consolide notre activité dans cette période trouble. Je vous propose de les détailler, un par un, dans les 3 prochains blogs. Ils procèdent de plusieurs logiques :

  1. Tout d’abord, nous parlerons du Cœur de métier de ffly4u. Nous verrons pourquoi notre positionnement est sécurisant au travers de la notion de valeur monétisable, et de création d’une nouvelle chaine d’acquisition de data, générant de nouveaux revenus pour nos clients. C’est un game-changer dans cette période dangereuse.
  2. Puis nous aborderons le sujet de caractéristiques qui nous semblent incontournables dans ce nouvel univers : EMS en France ou pas, quel niveau de qualité, arbitrage prix / positionnement, agilité vis-à-vis des grands groupes…
  3. Enfin dans un 3ème blog, nous nous poserons la question de la pertinence, dès déconfinement, d’être ou de ne pas être mono-industrie voire mono-connectivité dans ce monde de la création de data dans l’industrie.

Comme la vague de Kanawaga par Hokusaï, cette période peut nous détruire, ou alors, au contraire si les bons choix sont faits, nous amener plus vite, plus surement vers des rivages prolifiques. Je vous propose d’en décoder les principaux dans les prochaines semaines.

That’s all folks !

Prenez soin de vous.

Olivier