Tsunami #COVID-19 : Recettes pour passer la vague : le cas ffly4u.

(2/4) Vous avez dit data ?

On pourrait paraphraser le Général : On peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant la data, la data, la data…. Oui, la data devient le nouvel or blanc des entreprises. Mais quelle data ? Et comment l’obtenir ?

L’internet des Objets a été dans les premières années, limité dans sa communication à la connectivité et à la plateforme-web. Vision commandée par les prestataires de connectivité qui ne voyaient dans le boitier qu’une commodité. C’est une grosse erreur. Que nous ont appris les derniers mois en matière d’IoT industriel ? Plusieurs choses :

  • La data simple, standard, limitée à la géolocalisation permet difficilement un ROI intéressant. C’est possible, mais c’est difficile. C’est un marché très concurrentiel et fragile par rapport aux concurrents asiatiques.
  • Il faut aller plus loin dans la compréhension du métier pour appréhender le type de données qui permet à la fois une amélioration de performance interne, mais aussi une monétisation de la data au profit de son propre client.

En fait l’idéal est de finement connaitre le métier du client de son client pour comprendre quelle data est pertinente. Et au-delà de la pertinence, il est important de se poser la question : quelle data le client de mon client est intéressé à acheter ? Quelle data lui permet-elle de changer vertueusement son métier ?

C’est le graal de l’IoT industriel : permettre à son client de monétiser une donnée au profit de son propre client.

Pour cela, le boitier est clé !

C’est de là que part la donnée. Si la donnée créée dans le boitier est banale, ne vous attendez pas à des miracles en sortie, c’est-à-dire dans l’application web ! Rappelez-vous de l’analogie avec un bon restaurant :

Le boitier c’est la cuisine : tout part des bons ingrédients, du produit brut. Sans bons produits bruts, pas de bons plats. Sans la data valorisée par le client, pas de ROI.

La connectivité, c’est le service. Elle fait passer l’assiette de la cuisine à la table. L’application web, c’est la présentation de l’assiette, le cadre, la salle, la localisation, l’environnement du restaurant. Tout est important, mais sans de bons produits bruts à la base, rien ne sera bon dans l’assiette, quel que soit la qualité du service et du cadre…!

Nous parlons chez ffly4u de chaine d’acquisition des données, intégrant les 3 briques : boitier, connectivité et applications web, toutes 3 très adaptées aux différents métiers. Chaque brique est spécifique et doit être choisie avec attention.

C’est en respectant ces conditions que nous délivrons des data qui permettent à nos clients de les monétiser au profit de leur client. Le ROI est sans conteste amélioré quand l’enjeu est double : interne au client par de l’amélioration de performance et externe par monétisation de la data spécifique au métier.

C’est mieux que de sauter comme un cabri…comme disait le Général.

That’s all folks !

Olivier

Tsunami #COVID-19 : Recettes pour passer la vague : le cas ffly4u (1/4)

La vague fut violente à l’image de celle d’un tsunami. Rappelons les faits :

Semaine du 9 mars : « everything is fine » : rdvs extérieurs, nouveaux projets techniques, dernières discussions avant signature de contrats, embauche d’un brillant stagiaire, préparation à une nouvelle levée de fonds, discussion nouveaux locaux.

ffly4u réorganise son activité pour s’adapter aux mesures de confinement.

Lundi 16 mars à 18h00 : l’équipe dans son ensemble est en home office, nous revoyons l’ensemble du cadre d’animation.

3 semaines plus tard, Vendredi 10 avril : nous sommes devenus des pros de Zoom (pourquoi diable n’a-t-on pas investi dès janvier dans cette start-up américaine ?), les budgets sont revus à la baisse, le nouveau cadre d’animation est en place, et plusieurs questions se posent : comment garder la tête hors de l’eau quand le secteur économique dans son ensemble connait la pire récession de son histoire ? Doit-on pivoter, changer de stratégie, attaquer de nouveaux marchés. Bref, comment limiter les pots cassés, voire tirer profit de cette période incroyable que nous vivons.

Quelques chiffres illustrent la puissance du tremblement économique : le mois de mars a vu en France une baisse de 72% des achats de véhicules neufs, plus de 10 millions d’inscriptions au chômage en 2 semaines aux US… je m’arrête là. C’est du jamais vu.

ffly4u crée des données métier à forte valeur ajoutée.

ffly4u évolue dans un domaine bien spécifique : celui de l’innovation technologique avec une particularité. Nous modifions l’exercice du cœur de métier de nos clients en rendant intelligents leurs objets industriels. C’est passionnant et très porteur de valeur, mais s’il y a un gros bug dans la conduite quotidienne de leur business, les projets nous concernant peuvent passer en fond de pile, en attente d’un retour à la normal. Et là, il y a, à l’évidence, un gros bug !!

La bonne nouvelle : c’est un bug massif de type tsunami, mais que nous croyons très conjoncturel. Nous sommes convaincus que, sortis du confinement, le retour à la normale va se faire naturellement, et ffly4u sera aux premières loges pour participer à la relance de l’économie. Au travers peut-être de nouveaux paradigmes issus de cette période COVID 19.

Plus encore, nous pensons que notre positionnement illustré par les 3 caractéristiques ci-dessous consolide notre activité dans cette période trouble. Je vous propose de les détailler, un par un, dans les 3 prochains blogs. Ils procèdent de plusieurs logiques :

  1. Tout d’abord, nous parlerons du Cœur de métier de ffly4u. Nous verrons pourquoi notre positionnement est sécurisant au travers de la notion de valeur monétisable, et de création d’une nouvelle chaine d’acquisition de data, générant de nouveaux revenus pour nos clients. C’est un game-changer dans cette période dangereuse.
  2. Puis nous aborderons le sujet de caractéristiques qui nous semblent incontournables dans ce nouvel univers : EMS en France ou pas, quel niveau de qualité, arbitrage prix / positionnement, agilité vis-à-vis des grands groupes…
  3. Enfin dans un 3ème blog, nous nous poserons la question de la pertinence, dès déconfinement, d’être ou de ne pas être mono-industrie voire mono-connectivité dans ce monde de la création de data dans l’industrie.

Comme la vague de Kanawaga par Hokusaï, cette période peut nous détruire, ou alors, au contraire si les bons choix sont faits, nous amener plus vite, plus surement vers des rivages prolifiques. Je vous propose d’en décoder les principaux dans les prochaines semaines.

That’s all folks !

Prenez soin de vous.

Olivier

IIOT

Qu’est ce qui retarde momentanément le développement massif de l’Internet Industriel des Objets (IIoT)?

Beaucoup d’observateurs, voire même certains acteurs de la digitalisation ou/et de la transformation du type Industrie 4.0 sont quelque peu interrogatifs sur la difficulté, en particulier du secteur de l’Internet Industriel des Objets, à déployer des volumes conséquents et cohérents avec les prévisions des Gartner et autres Roland Berger sur le potentiel magistral de l’IoT.

Il y a des raisons objectives à ce retard momentané de déploiement. On va ici en développer 2 qui nous paraissent majeures :

1 – Cœur des métiers et innovation, un mariage difficile 

IIoT

L’IIoT créé son marché autour de nouvelles créations de valeur qui ont généralement comme périmètre le cœur des métiers des clients. Il y a de nombreux exemples : embarquer de la data sur des tourets connectés, sur des IBC / supports de manutention, modifient le business model des porteurs de projet. Le périmètre d’action de l’Internet Industriel des objets (IIoT) est bien le métier du client. C’est à la fois sa force, et sa faiblesse.

 

Sa force

Car si nous prouvons que par les POC, puis les premiers déploiements, le métier de nos clients s’enrichit durablement, l’adoption de ces nouvelles technologies passent du stade « nice to have » à « must to have » et redéfinit définitivement le pourtour du métier. C’est ce que nous avons fait avec les tourets et d’autres actifs de type supports, bennes à déchets, craddles connectés (utilisés pour les motos).

C’est le futur de l’IIoT : modifier vertueusement les métiers. Pas à la marge, en profondeur. Et dans ce cas, le futur est plus que prometteur !

Sa faiblesse, aussi

La prise de décision dans les grandes organisations est par nature malaisée dans des métiers où le Business Model est fixe depuis plusieurs décennies, voire plusieurs siècles…Même si on se rapproche d’un « must to have », modifier ses façons de penser au point de vendre de la data alors que nos revenus proviennent jusqu’alors exclusivement de la vente de produits, n’est pas chose aisée. Et parier sur le statu quo dans certains grands comptes (ou ETI) est moins hypothétique que sur la mise en œuvre rapide du changement…

2 – Labourer en surface la valeur n’est pas suffisant

On a rêvé l’IIoT dans les années 2014/2017 : on a cru qu’avec 40 millions de devices standards provenant de Chine ou de Thaïlande, les problématiques-métier seraient toutes résolues ! C’est bien évidemment faux ! Poussés, il faut le dire, par certains prestataires de connectivité qui ont lancé l’idée que le device allaient rapidement devenir une commodité, acquise en très grands volumes, les acteurs de l’IIoT en Europe ont souvent fait l’impasse sur l’analyse des problématiques-métiers ! Un peu à l’image de vendeurs d’abonnements téléphoniques, ils ont considéré qu’un GPS tracker, associé à un Accéléromètre 3D allaient suffire à combler tous les besoins.

Résultat : on retarde les déploiements, car les métiers ne trouvent pas la réponse à la véritable valeur qu’ils sont en droit d’attendre !

Le marché de l’Internet Industriel des Objets est en fait très fragmenté : il doit s’organiser par verticale-métier tant au niveau de la valeur produite, qu’au niveau de son coût. On ne peut pas fournir le même service à l’Aéronautique et à la Grande Distribution : pas la même sophistication, pas les mêmes volumes, pas les mêmes coûts acceptables…et pourtant on parle toujours d’un socle de géolocalisation d’actifs indoor ou outdoor…
Cela implique de passer par une phase d’analyse précise des besoins, et surtout d’adapter le couple device/plateforme data à la verticale-métier concernée, quitte à rajouter des fonctions spécifiques :

Calcul de la longueur résiduelle de câble,

durée de lavage d’un container plastique en Cosmétique et Pharmacie,

maintenance prédictive de machines tournantes, …

 

C’est pour ces raisons que ffly4u a inventé l’Edge AI Low Power, au travers des techniques d’Intelligence Artificielle et de Machine Learning embarquées dans le device… Pour coller au plus près des besoins métiers et réduire le temps d’adoption de ces nouveaux pans de valeur.

Et ça marche !
Bonne semaine.
Let’s ffly4u !

Olivier

Retrouvez-nous sur nos prochains salons !

Le mois de Mars s’annonce riche en rencontres et en opportunités ! En effet, l’équipe ffly4u sera présente sur trois salons orientés IoT, logistique et Supply Chain. Une occasion de vous présenter nos solutions complètes et les cas d’usage associés.

Nous serions ravis de vous rencontrer lors de ces salons en 2019 !

Smart Industrie du 5 au 8 Mars 

« Le grand rendez-vous de l’industrie connectée, collaborative et efficiente se déroulera dans le cadre de la première édition lyonnaise de GLOBAL INDUSTRIE, le plus grand rendez-vous industriel de France, du 5 au 8 mars 2019 au Parc des Expositions Eurexpo Lyon. »

smart_industries

ffly4u, qui était déjà présent lors de l’édition 2018 à Paris, fera partie du Village Start-up et vous accueillera sur le stand 4M74 à Lyon !

IoT World du 20 au 21 Mars 

« Seul salon professionnel d’envergure nationale sur les IoT et les systèmes connectés, IoT World 2019 reflétera ce grand mouvement de professionnalisation simultanée de l’offre et de la demande.»

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Pour fêter notre troisième édition sur le salon IoT World, nous sommes ravis de vous accueillir sur le stand E32 ! Intéressés pour venir nous rendre visite ? Contactez-nous pour obtenir vos invitations gratuites !

SiTL du 26 au 28 Mars 

« La SiTL réunit l’ensemble des produits et des services innovants dédiés à l’industrie logistique, au transport ainsi qu’à la supply chain.

L’édition 2019 ouvre une nouvelle ère pour SITL qui devient la Semaine de l’innovation Transport et Logistique. Nouveau positionnement, nouvelle dynamique, grands enjeux et temps forts, nouveaux espaces, nouveaux exposants, un programme de conférences réinventé, trois jours d’innovation, de rencontres et d’ouverture sur un secteur phare de l’économie au cœur des grands mouvements régionaux et internationaux. »

sitl

Cette année, ffly4u a l’opportunité d’être présente sur le stand Ad’Ooc de la Région Occitanie afin d’y présenter ses solutions. 8 autres start-ups nous accompagnerons sur le stand pour représenter les dernières innovations liées au transport et à la logistique. Nous vous accueillerons sur le stand K67 !

Communiqué de presse du salon SiTL

Enfin, n’oubliez pas que pour suivre toutes nos activités, vous pouvez vous abonner à notre newsletter dont le premier envoi se fera en Mars !

M’inscrire à la newsletter ffly4u

Au plaisir de vous écrire.

Bonne semaine.

Olivier

Iot_industriel

Comment faire un rapport entre IoT industriel / Asset tracking et gilets jaunes ?

Sans vouloir faire de l’histoire économique du type « avant, c’était mieux »  ou de la politique à la « Café du Commerce », force est de constater que le jaunissement de tous les ronds-points de France coïncident, entre autres, avec une désindustrialisation massive de nos campagnes. Ce sont les campagnes qui se sont soulevées, pas les centre-villes.

J’ai eu la chance de vivre à la fois dans 2 grandes métropoles (12 ans à Paris et aujourd’hui à Toulouse) et de naître puis de passer mon enfance, dans un des coins les plus reculés de France – en Ariège – dans une petite bourgade qui comptait dans les années 80/90 plusieurs pôles industriels, comme la filière du papier et celle du lait transformé. Aujourd’hui, la première a quasiment disparu, et la 2ème est loin d’être florissante…
Les ronds points jaunissent à vue d’œil…. au rythme de l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA.

Vu de Paris, il n’est pas évident de prendre conscience de l’importance de l’impact positif d’implantations industrielles sur le territoire. C’est normal, toutes les activités économiques sont attirées par les trous noirs que sont Paris ou les grandes métropoles. Trop de lumière aveugle…

L’industrie, c’est pourtant LE moyen d’assurer aujourd’hui encore, une intégration des différents niveaux de formation (du brevet au bac + 7) dans l’atteinte d’un objectif commun. C’est LE moyen de créer le lien social permettant de faire société, lien que nous constatons faire défaut de plus en plus dans notre pays. C’est LE moyen d’embarquer dans un projet commun toutes sortes de compétences. Il n’y a pas 100.000 prix Nobel chez Peugeot, mais ils font de magnifiques voitures…

Délocaliser de France une activité industrielle, c’est tirer à terme une balle dans le pied de notre devenir commun. En effet, l’activité des services ne peut pas compenser l’absence d’industrie dans sa capacité d’intégration de compétences diverses.

Les nouvelles technologies ont un rôle à jouer dans ce cadre. Ce sont ces industries-là qui vont pouvoir prendre le relais d’activités plus traditionnelles par un triple effet vertueux :

  • améliorer la compétitivité de nos industries et services traditionnels,
  • les faire monter en gamme, en les digitalisant,
  • tout en créant un nouveau pôle de croissance et d’emploi dans notre pays.

Bien sûr, ça ne remplacera pas en 5 ans l’Automotive dans sa capacité à créer de l’emploi, mais même minime, ne gâchons pas cette chance.

Chez ffly4u, spécialisée dans l’internet industriel des objets, en particulier dans l’Asset Tracking, nous avons fait le pari de conserver le montage et les tests de l’ensemble de nos boîtiers en France, à proximité de notre centre technique de Montaudran à Toulouse. Nous faisons le pari que nos services seront suffisamment appréciés et créateurs de valeur, pour que nos clients acceptent le surcoût lié à une production Française.

C’est aussi ça le défi que nos nouvelles industries doivent relever : celui de la valeur ajoutée. C’est le ratio valeur / coûts qui reste à maximiser  : si les coûts butent sur un plancher de verre, la valeur elle ne connait pas de plafond de verre….

Les industries allemandes l’ont bien compris…et les ronds-points n’ont pas jauni chez eux !

That’s all folks !

Let’s ffly4u !

Bonne semaine.

Olivier

The « smart influencers » about the IoT and its influence on the future of our businesses.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, pas de réflexion personnelle…

Seulement quelques phrases de « smart influencers » au sujet de l’Internet des Objets et de son impact sur l’avenir de nos métiers.

Soyez en persuadés : votre business va changer !

Parlons en !

Let’s ffly4u !

Bonne weekend.

Olivier

 

« And just like any company that blissfully ignored the Internet at the turn of the century, the ones that dismiss the Internet of Things risk getting left behind. » – Jared Newman (Tech journalist)

 

« The Internet of Things is not a concept; it is a network, the true technology-enabled Network of all networks. » – Dr Edewede Oriwoh (University of Bedfordshire-UK)

 

« When we talk about the Internet of Things, it’s not just putting RFID tags on some dumb thing so we smart people know where that dumb thing is. It’s about embedding intelligence so things become smarter and do more than they were proposed to do. » – Nicholas Negroponte (MIT)

 

«  »Everything is being wired up or connected wirelessly-architecture, energy efficient sensing, secure networks, quality of service, new protocols, participatory sensing, data mining, GIS-based visualization, cloud computing, and international activities. It simply means that powerful information will be at our fingertips. » – Mehul Nayak (Softweb Solutions Inc)

 

« Internet of Things is transforming the everyday physical objects that surround us into an ecosystem of information that will enrich our lives. From refrigerators to parking spaces to houses, the Internet of Things is bringing more and more things into the digital fold every day, which will likely make the Internet of Things a multi-trillion dollar industry in the near future. » – PricewaterhouseCoopers report

Industrial IoT Asset tracking : et si on parlait métier du client ?

Quel que soit le type de services technologiques concerné, il est toujours difficile de se soustraire au plaisir d’expliquer le « comment » !

C’est-à-dire, qu’on a toujours plutôt tendance à parler technique, plutôt que besoin ou métier du client. C’est dans l’ADN des « boites d’ingénieur » ! En particulier en France, où la culture est plutôt « technologique » que « marché ». C’est moins le cas chez nos voisins anglo-saxons.

Le domaine de l’IoT industriel en particulier dans sa composante asset-tracking n’échappe pas à la règle. Il n’y a qu’à observer la littérature sur le sujet, tant sur les réseaux sociaux que sur le print, chacun est très content de régaler ses interlocuteurs de termes techniques plus au moins abscons. On est en droit de se demander ce que tirent vraiment nos prospects de toutes ces précisions sur les choix techniques de nos systèmes.

Il y a au moins 3 raisons pour lesquelles notre industrie devrait s’attacher à parler du « pourquoi » plutôt que du « comment » :

  1. Notre industrie est jeune, il faut faire comprendre au marché, le type de valeur qu’il peut tirer de nos technologies. L’évangélisation est nécessaire, et pour qu’elle soit la plus efficace possible, il faut parler valeur-métier.
  2. L’Internet Industriel des objets est une innovation majeure de ce début de siècle. Pour passer d’une phase de POC à un réel déploiement, il faut que les enjeux concrétisés soient bien plus importants que les contraintes liées au changement. Plus on parle métier du périmètre d’implantation, meilleure sera notre compréhension des résistances internes, plus efficaces seront nos réponses.
  3. Plus généralement, parler métier de nos clients recentre nos préoccupations sur le client, et non sur les technologies. Cela pousse nos services à être plutôt multi-technologies pour répondre à des besoins de plus en plus divers et multiformes. Pour ffly4u, c’est grâce à nos clients que nous avons intégré de nouveaux capteurs dans nos devices, modifié à la hausse l’exigence de nos Software, intégré pour la 1ere fois dans le monde du LPWan, le Edge AI (Intelligence Artificielle Embarquée).

Restons sur ce dernier point : il est étonnant de constater, en particulier dans notre secteur de l’IoT industriel, que l’approche « customer driven » nous pousse à complexifier notre offre technologique, pour qu’elle « colle » au mieux aux besoins des clients. C’est la clé, mais c’est concomitamment un vrai danger pour nous, acteurs de « l’asset tracking » : se laisser emmener vers plus d’intégration de technologies par notre marché sans réflexion stratégique est dangereux.

En fait il faut bien doser l’intégration et la spécialisation. Ce peut être un début de définition d’un bon positionnement stratégique dans notre secteur.

Let’s ffly4u.

Bon weekend.

Olivier

Device IoT Asset Tracking : produit en France ou en Asie ? (Lettre ouverte aux grands comptes industriels et de distribution)

C’est un éternel débat, alimenté dramatiquement par certaines fermetures d’usines de production, mais aussi par les politiques qui font l’amer constat de leur impuissance à enrayer le mouvement.

Dans l’industrie de l’IoT industriel, la question se pose : où devons-nous produire nos devices ?

Chez ffly4u, la conception tant hardware, que mécanique, que software embarqué, est réalisée sur notre site de Montaudran à Toulouse.

Notre device est assemblé et produit par un EMS français, occitan même, avec qui nous avons noué depuis 2016 des relations de coopération, nous permettant de progresser vers plus d’intégration de nos process industriels pour plus de qualité et fiabilité.

Ce choix est loin d’être neutre : soit vous choisissez la proximité, donc des contacts plus faciles et efficaces, à des tarifs supérieurs, soit vous choisissez de produire à l’étranger, en partie en Asie, pour moins de flexibilité, mais à tarifs plus réduits.

Concernant des volumes inférieurs à 10k unités, l’équation peut rester favorable au maintien de la production en France. Au-delà, c’est difficilement tenable si on se contente de produits standards, avec une faible valeur ajoutée, peu spécifiquement métier. Je pense, par exemple, à des fonctions uniques de type géolocalisation. Quand on passe à des fonctions plus complexes, plus spécifiques à chaque métier, à plus de valeur ajoutée produite, et donc à des volumes plus réduits par type de device, la qualité France peut tirer son épingle du jeu.

Néanmoins, le marché croissant chaque jour, les volumes par affaire suivant la tendance, la tentation de produire à l’étranger reste forte. Chacun doit en prendre conscience, en particulier, le marché et spécifiquement les grands comptes industriels et de distribution qui sont et seront les premiers bénéficiaires de la valeur ajoutée créée par l’IoT industriel dans les 20 ans qui viennent.

Produire en France, c’est moins de chômage, plus de liens sociaux, plus de revenus fiscaux, etc. C’est tout bénéfice pour la collectivité et donc pour les grands comptes.

Je formule un vœu, en cette rentrée 2018/2019 :

Messieurs les industriels, prenez en compte, dans vos choix de prestataires qui répondent à vos appels d’offres, la dimension de production domestique, en pondérant, à niveau de qualité égale, les tarifs de la prestation en fonction du lieu de production.

Pour être clair, valorisez dans vos choix le Made in France !

Au vu de la valeur que l’IoT industriel produit ou va produire dans vos périmètres, ce serait un juste retour de balancier vers des structures françaises, comme ffly4u, qui furent et sont les premiers vecteurs, bien avant d’autres en Europe, de la transformation vertueuse que l’IoT industriel, en particulier l’Asset tracking, va produire dans vos métiers. Vous participerez alors, par ce petit effort de renvoi d’ascenseur aux premiers pionniers de ce secteur, à maintenir la richesse dans nos territoires.

Le poète a dit : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ».

Ne lui donnons pas raison ! Vous en avez le pouvoir.

Let’s ffly4u !

Bon weekend et bonne semaine !

Olivier

Le device IoT : Valeur ou commodité ? (suite et fin)

Allons plus loin dans l’analyse !

Aujourd’hui, il ne faut pas se leurrer, l’IoT, en particulier au travers des réseaux LPWan, met à destination des utilisateurs finaux (end-users) des data que j’ose appeler des valeurs brutes.

Ce sont, soit des données de géolocalisation, soit des valeurs de température, voire de chocs, de pression, d’humidité, … mais ce sont toujours des valeurs brutes, non traitées en volume. Elles sont traitées dans le Cloud, ou plutôt formatées dans le Cloud, dans le cadre d’historiques, de KPI, sous forme de camembert, courbes, histogrammes, mais très rarement (y compris dans le cloud) traitées en masse au travers de process de Machine Learning ou d’Intelligence Artificielle.

La seule solution pour bénéficier de data en masse dans le Cloud est de pouvoir bénéficier de data provenant de centaines de milliers de devices sur des actifs de même catégorie, pour pouvoir anticiper à partir de phases d’apprentissage, leur futur comportement collectif. Il faut que ces actifs soient de nature similaire : il n’y a pas d’intérêt à travailler sur des données concernant à la fois des palettes, des tourets ou des remorques.

C’est très difficile aujourd’hui, car le nombre d’actifs connectés en LPWan est trop faible pour en tirer vraiment un enseignement à partir des techniques de IA/ML. De plus cela ne permet pas de prévoir un comportement d’un actif spécifique (à l’unité) en temps réel. Il suffirait pour ce faire, allez-vous me dire, de transférer des data d’un actif connecté dans le Cloud et d’appliquer ces techniques de système intelligents.

Il faudrait changer de paradigme : passer d’une masse de données d’un groupe d’actifs à une masse de données d’un seul actif.

Et c’est là que le bât blesse !

Un des capteurs phare, et ce n’est pas le seul, pourvoyeur de data permettant d’appliquer ces approches ML/IA est l’accéléromètre 3D.

La difficulté réside dans le fait que la quantité de data produite par l’Accéléromètre 3D est beaucoup trop volumineuse pour la bande passante du réseau LPWan. Et on sait que plus on a de data, mieux on se trouve en matière de IA/ML !

En effet 30 minutes de data produite par un Accéléromètre 3D sature les réseaux LPWan pendant 1 an !

On ne peut pas donc pas traiter ce type de data dans le Cloud, car le « bottle neck » est sévère ! La technologie actuelle ne permet pas d’atteindre cet objectif.

La solution ?

Traiter ce type de data dans le device avec des techniques de IA/ML, tout en maitrisant la consommation d’énergie !

Ce sera, de notre point de vue, un des moyens d’augmenter la valeur créée et de passer de la donnée brute à la donnée intelligente, c’est-à-dire le comportement ou l’usage.

Pour ce faire, il n’y a qu’une solution : Maitriser l’ensemble de la chaine du device : mécanique, HW, SW et énergie.

Une raison de plus de travailler avec nous !

Let’s ffly4u !

Bon weekend. Olivier

Le device IoT : Valeur ou commodité ?

Le domaine de l’IoT, pour arriver à atteindre ses objectifs de création de valeur, repose sur 3 piliers :

  1. le device (ou Hardware) qui créé la donnée et la transmet
  2. le réseau de communication des données, de type LPWan : SIGFOX / LoRa / ou autres
  3. la plateforme data qui met la donnée à disposition de l’utilisateur

Tout acteur de chacun de ces 3 piliers a évidemment sa propre conception de l’évolution du secteur.

Un des grands fantasmes des acteurs et commentateurs de l’IoT est de trouver le device le moins cher, avec la durée de vie la plus longue, permettant de créer de la valeur majoritairement dans le cloud, le device devenant une sorte de commodity / marchandise, qu’on achètera par très gros volumes, voire pourquoi pas au poids… !

Cette vision paradisiaque a un avantage pour les Web specialists : celle de concentrer la valeur sur le réseau et le cloud où ils sont présents. Et de réduire les concepteurs et producteurs de device à un rôle subalterne, secteur où ils ne sont pas présents. Ben voyons !

La répartition de valeur est loin d’être aussi simpliste… !

C’est en effet compliqué de produire des devices IoT : c’est de l’industriel, avec des stocks, des versions différentes, des Business Models traditionnels moins attractifs que d’autres plus récurrents, beaucoup d’investissements, etc.

On oublie que la data se créer d’abord dans le device. Et un device c’est 4 grandes technologies complexes – la mécanique (boitier), le HardWare, le SoftWare embarqué et la maitrise de l’énergie – toutes difficiles à faire cohabiter.

Le marché devenant de plus en plus mature, il se complexifie au travers de Use Cases de plus en plus variés et multiformes :

  • Aucun de nos clients, ne souhaite le même service : il est de plus en plus multifonctions : géoloc outdoor/ indoor, suivi de température, mesure des chocs, voire des fonctions spécifiques au métier : longueur de câble résiduelle, IA/ML,… la liste s’allonge tous les jours.
  • La réponse aux besoins des clients se ré alise au travers d’un service complet intégrant les 3 piliers. De notre point de vue, il est illusoire de garantir une haute qualité de service si vous sous-traitez la captation de données et sa transmission (device).. !
  • Le choix énergétique impose un lien très étroit entre HW / SW et autonomie exigée : intégrer cette fonction est capital.
  • L’environnement industriel des boitiers devient très exigeant, imposant des certifications de plus en plus féroces (IP69 par ex : résistance au Karcher chaud) inatteignables par des boitiers standards.

Pour ces raisons, le device « commodité », produit à des millions d’exemplaires qui couvrira la majorité des usages me parait être une bien belle chimère !

C’est le lien boitier / HW/ SW et énergie qui, adapté aux usages spécifiques de chacun des Use Cases, produira la valeur et ce, en prenant en compte l’évolution très rapide des chips / modules voire les nouvelles technologies dans le domaine des capteurs et de la transmission de données. En 1 an, nous avons amélioré significativement nos devices sur l’ensemble de ces domaines.

Dans ce cadre, il est nécessaire, bien sûr, d’être industriel au travers d’effets de volume significatifs. C’est le rôle des équipes de ffly4u que de mutualiser ce qui peut l’être pour ne pas tomber dans l’écueil de la petite série et le rôle du top management, de choisir les verticales métier permettant de le faire.

Y arriver permet de réduire les coûts et de coller aux besoins du client, de plus en plus complexes, tout en employant les dernières technologies ! Bingo !

Enfin, on en reparlera dans un autre blog, plus il faudra traiter la data dans le device, (et pas que dans le cloud), plus le lien valeur vs device sera étroit et c’est une tendance lourde qui se dessine !

Voilà pourquoi, nous croyons que, dans le domaine de l’IoT industriel, le device est un formidable lieu de création de valeur, à condition de concilier industrie et réponse aux besoins de verticales « métier » choisies.

C’est une bonne nouvelle : la délocalisation à forts volumes et à bas coûts n’est pas la solution !

L’IoT industriel, c’est pas comme les téléphones portables… !!

Let’s ffly4u!

Bon weekend.

Olivier.